En parvenant presque au terme de la première année de mon mandat, je vérifie l’adage selon lequel « un député n’a pas de pouvoir : il a de l’influence. »

Le formule est excessive mais juste. Le pouvoir d’un député est celui de son vote : c’est un pouvoir et il est considérable. Mais il est exercé de façon très contrainte et encadrée : un député se prononce, dans l’écrasante majorité des cas, sur des propositions dont il n’a pas l’initiative et selon des règles de fonctionnement de l’Assemblée intégralement pensées pour des groupes. En d’autres termes, le pouvoir de vote d’un député, pris isolément, pèse très peu dans l’hémicycle.

En revanche, l’exercice du mandat de député le place au carrefour d’un très grand nombre d’acteurs auxquels l’accès est extrêmement rare et difficile pour un citoyen sans mandat : des représentants, décideurs, chefs d’entreprise, membres de cabinets ministériels voire ministres, hauts fonctionnaires, élus… bref, tout ce que le pays compte de personnalités jouant un rôle décisif dans la conduite des « affaires de la cité » entendu au sens large.

Cette place réserve la possibilité d’exercer de l’influence : sur l’émergence de projets, la visibilité d’actions, l’atteinte d’objectifs… par le recours à une force considérable : celle de mettre en relation.

C’est la raison pour laquelle, à ce stade de l’exercice de mon mandat, j’ai délibérément privilégié cette mission de « mise en relation » relativement à celle de l’implication dans le fonctionnement institutionnel de l’Assemblée.

En matière de production législative, je me suis peu impliqué dans les lois adoptées depuis la fin de l’année 2017.

Je mets un point d’honneur à ne pas contribuer à la production de lois trop « bavardes » : je n’ai amendé aucun des textes proposés par le gouvernement, en me joignant seulement aux démarches de celles et ceux de mes collègues qui connaissaient mieux que moi les sujets abordés, pou leur faire parvenir ce que pouvaient être mes propres attentes ou interrogations ;

J’ai limité au maximum mes présences « passives » en Commission ou autre réunion parlementaire, afin de privilégier les espaces et les occasions me permettant d’être utile.

En revanche, j’ai démultiplié les initiatives de lancement et d’accompagnement de projets, qu’ils soient de portée nationale ou qu’ils relèvent d’enjeux de ma circonscription.

Enfin, je me suis plus particulièrement impliqué dans la préparation de l’examen du Projet de Loi porté par le Ministre de l’Agriculture dans le prolongement des Etats généraux de l’Alimentation, tout simplement parce qu’il porte sur un domaine que je connais bien. Je porte une dizaine d’amendements que je juge d’une importance particulière.

Ce site me permet de dresser un tableau reflétant fidèlement ces choix et les actions qui les déclinent. Deux onglets, « national » et « circonscription », me permettent de présenter ce travail de mise en relation et de conduite de projets selon la répartition traditionnelle de l’implication d’un député : au service de l’intérêt général mais dans un ancrage territorial.

La présentation de ces actions sera mise à jour à intervalles réguliers, de façon à rendre compte de mon action de façon la plus rapprochée possible.